Vendredi soir, soirée vin et sushi. Une
petite réunion entre viticulteurs/amis, rien d’officiel, que du plaisir. L’idée
était de faire un atelier et d’apprendre à faire les sushis soi-même. Il faut
dire que la région est moins bien desservie que Paris en terme de restaurant
japonais. Allez comprendre… Certains d’entre nous n’avaient d’ailleurs jamais
goûté un sushi de leur vie! Pas de commande au sushi bar du coin donc:
du fait maison.
Il n’est jamais évident de marier la
cuisine asiatique et le vin. C’est d’ailleurs une démarche assez européenne. Les
puristes pencheront pour le thé ou du saké mais là il était question de trouver
une bonne alliance entre ce qui se fait de mieux au Japon et en France.
Quatre
vins ont donc été servis à cette occasion :
- André et Michel Quénard, Chignin 2008
(100% jaquère ! Seul les savoyards connaissent ce cépage et c’est bien
dommage),
- Allegria Tribu d’A Blanc du Languedoc
2008 (Notre propre cuvée, à base de Marsanne et de Rousanne),
- Mas de Cynanque blanc 2008 (un nouveau
venu pour ce domaine qui faisait exclusivement du rouge),
- Zind Humbrecht, Golret Gewurztraminer 2003
(il n’est plus besoin de présenter un tel vin)
Une belle dégustation en somme. Tout l’art était de
trouver des vins qui n’écraseraient pas la subtilité et l’équilibre des arômes
des sushis (ce délicieux mélange de poisson frais, riz vinaigré, sauce soja,
gingembre et wazabi).
Que se soit par leur vivacité, leur rondeur, leur
fruit ou leur matière, tous ces vins ont su exciter et charmer nos papilles gustatives. Une mention
spéciale pour le gewurztraminer de Zind Humbrecht cependant qui s’est révélé
être un particulièrement beau mariage avec nos makis, nigiris et autres sushis.
On ne sait jamais vraiment quoi servir avec des vins ayant un tel taux de sucre
résiduel. Et bien voilà la solution !
Enfin, si vous avez l’occasion comme nous de boire
un de ces vins (avec ou sans sushis), n’hésitez pas !