Déjà
quelques jours depuis la fin de Vinisud et il est grand temps d’en tirer le
bilan (comme tant d’autres collègues de la Blogosphère avant nous). Comme
d’habitude dans ce type de rassemblements, on trouve du bon et du moins bon,
des coups de cœur et des coups de sang, des pour et des contres.
Vinisud,
pour ceux qui vivraient loin du soleil méditerranéen, s’est affirmé comme le
grand salon professionnel des vins méditerranéens. Il reflète bien la
diversité des vins méditerranéens. On y trouve une majorité de français puis dans
l’ordre de fiers représentant de l’Italie,
l’Espagne, Portugal, Tunisie, Maroc, Algérie, Grèce, Israël, Liban, Chypre,
Malte, Turquie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Bulgarie, Slovénie,
Macédoine. Il n’est ici pas question de faire goûter ses vins
au grand public mais plutôt de nouer des contacts avec des clients, cavistes,
importateurs etc. Tout le monde se retrouve au même moment et au même endroit
dans le même but. C’est pratique. Pour sa 10eme édition Vinisud a
accueilli environ 36000 visiteurs pour 1600 exposants. C’est un beau score mais
aussi une légère stagnation de la fréquentation pour la première fois depuis la
création du salon. Faut-il mettre ça sur le dos de la morosité économique
actuelle ? Ou est-ce que le salon a tout simplement atteint ses limites en
termes d’attractivité ? Cela dit, il y avait du monde c’est certain
(surtout au regard de l’immense bouchon qui s’est créé lundi soir à la sortie
du Salon) et il n’est pas question de parler d’un échec.
Nous
y étions présents avec notre domaine Allegria pour la première fois (à voir sur le blog d’Allegria ) mais cela ne nous a pas empêché de prendre la
casquette de Vino Tinto de temps à autres pour prospecter, déguster ou tout simplement
d'observer. Au programme des conférences intéressantes sur des thèmes
d’actualités (Celle sur le vin et internet qui fera l’objet d’une note
suivante), des dégustations, des expos photos et des offs.
Mais qu’est ce qu’un
off ? C’est un évènement qui rassemblent
des vignerons (souvent amis, ou ayant la même vision du marché, autour d’une
thématique), lesquels invitent leur clients à passer une soirée sympa tout en
goûtant leurs vins). Ils se déroulent en parallèle du Salon dans des endroits
sympas de Montpellier (Bars, caves et jusque dans le Musée Fabre) et tendent à
s’institutionnaliser. On y fait des affaires dans un cadre plus détendu et cela peut porter ses fruits.
Et puis la filière vin étant un petit monde on y retrouve des tas de têtes connues, on visite les stands des collègues, on partage un verre ou un casse-croûte... il ne faut pas oublier après tout que la générosité, le partage, la gourmandise sont des valeurs qui nous rassemblent et Vinisud fut une occasion de plus de le montrer.
En
cherchant des vins à ajouter à notre gamme (en particulier des Chateauneuf du
Pape et des Côtes-Rôties) on ne peut s’empêcher de remarquer que la tenue d’un stand
reste un exercice difficile. Le contact ne s’établit pas toujours facilement,
on est dans une relation vendeur/acheteur et chacun à ses attentes, ses
points sur lesquels on est prêt à négocier ou pas etc. Certains ne parlent pas,
quand d’autres sont trop volubiles … Pour ma part je préfère que l’on me parle
un peu plus que pas assez… que l’on me vende son vin. Concernant les vins il y
avait le choix et cela à donner lieu à quelques belles dégustations.
A
la fin du salon qui se déroule sur 3 jours (2 en fait parce que le dernier jour
les visiteurs prennent leur avion quand les exposants commencent à ranger), le
constat général est unanime : Entre la tenue d’un stand, les nombreuses
dégustations, les vadrouilles entre les stands et des soirées plus ou moins
arrosées, on ressort de là sur les genoux. Il est temps de rentrer. Certains en
ressortent content, d’autres moins. En tous cas rendez vous dans 2 ans pour la
prochaine édition.
Nous vous recommandons la
lecture de la note originale et poétique de Jacques Perrin sur le salon : http://blog.cavesa.ch/index.php/2010/02/26/194560-fragments-de-vinisud
